Premiers signes de l’autisme chez les tout-petits : retard de langage, besoins sensoriels et différences sociales

Quand le « retard de langage » commence à sembler révéler autre chose

Votre tout-petit entend le générique de son dessin animé préféré depuis une autre pièce, mais ne réagit pas toujours lorsque vous l’appelez par son prénom.

Il vous prend la main pour vous emmener jusqu’au réfrigérateur au lieu de dire « lait ».
Il pleure lorsque vous ne comprenez pas ce qu’il veut.
Il se bouche les oreilles dans les lieux animés.
Il refuse certains vêtements, aliments ou textures.
Il aligne ses jouets, fait tourner les roues ou répète sans cesse la même activité.

Au début, ces comportements peuvent sembler anodins. Les tout-petits se développent à des rythmes différents, et un retard ne signifie pas toujours qu’il s’agit d’autisme. Mais lorsque retard de langage, besoins sensoriels et différences dans les interactions sociales se manifestent ensemble, de nombreux parents commencent à se demander :

S’agit-il simplement d’un retard de langage, ou cela pourrait-il être un signe précoce d’autisme ?

Cet article s’adresse aux parents qui observent certains comportements et cherchent un point de départ clair et rassurant. Il est fourni à titre éducatif uniquement et ne remplace pas les conseils d’un pédiatre, d’un spécialiste du développement ou d’un orthophoniste.

Quels sont les premiers signes d’autisme chez les tout-petits ?

Le trouble du spectre de l’autisme est une différence développementale qui peut avoir une incidence sur la communication sociale, le comportement, les centres d’intérêt, le jeu, les routines et le traitement sensoriel. Selon les CDC, l’autisme se caractérise souvent par des différences dans la communication et les interactions sociales, ainsi que par des comportements ou des centres d’intérêt restreints ou répétitifs. Il peut notamment s’agir d’un retard de langage, de réactions sensorielles inhabituelles, de mouvements répétitifs, d’une détresse face aux changements ou de centres d’intérêt intenses.

L’autisme se manifeste différemment chez chaque tout-petit. Certains enfants sont non verbaux. Certains utilisent quelques mots. Certains parlent, mais n’utilisent pas le langage à des fins sociales. Certains recherchent des stimulations sensorielles, tandis que d’autres les évitent. Certains sont très affectueux à la maison, mais ont du mal à réagir à leur prénom, à utiliser des gestes, à partager leur attention ou à gérer les transitions.

C’est pourquoi les parents ne devraient pas se focaliser sur un seul signe. Il est plus utile de considérer l’ensemble des comportements.

Le retard de langage : l’un des premiers signes remarqués par les parents

Le retard de langage est souvent la première raison qui pousse les parents à rechercher des signes d’autisme chez leur tout-petit.

Un tout-petit peut avoir très peu de mots, cesser d’utiliser des mots qu’il connaissait, répéter des sons ou des phrases, ou sembler comprendre davantage qu’il ne peut exprimer. Certains tout-petits n’utilisent pas de mots pour demander de l’aide, de la nourriture, des jouets, du réconfort ou une pause. À la place, ils peuvent prendre la main d’un adulte, pointer du doigt, pleurer, crier, saisir un objet ou se fâcher.

Les parents peuvent remarquer :

  • Peu ou pas de mots prononcés à 2 ou 3 ans
  • Ne pas associer des mots pour former de courtes phrases
  • Ne pas utiliser de mots pour demander de l’aide ou faire des choix
  • Tirer les adultes vers des objets au lieu de les demander
  • Répéter des mots sans les utiliser à bon escient
  • Se frustrer lorsque ses besoins ne sont pas compris
  • Perdre des mots ou des capacités de communication qu’il utilisait auparavant

À 2 ans, les CDC citent parmi les étapes du développement du langage et de la communication le fait de dire au moins deux mots ensemble, de montrer des éléments dans un livre lorsqu’on le lui demande, de montrer des parties de son corps et d’utiliser des gestes autres que faire au revoir ou pointer du doigt. À 3 ans, les CDC citent notamment le fait de participer à au moins deux échanges réciproques, de poser des questions simples commençant par « qui », « quoi », « où » ou « pourquoi », de dire son prénom et de parler assez clairement pour être compris la plupart du temps.

Un retard de langage ne signifie pas toujours qu’il s’agit d’autisme. Certains tout-petits parlent tard. D’autres peuvent avoir des problèmes d’audition, des difficultés oro-motrices, un retard de langage ou d’autres différences développementales. Mais lorsque le retard de langage s’accompagne de gestes limités, d’une moindre réactivité sociale, de jeux répétitifs ou de réactions sensorielles marquées, il est utile de demander un dépistage du développement.

Retard de langage ou autisme : comment les parents peuvent-ils faire la différence ?

Beaucoup de parents se posent discrètement la même question :

Mon tout-petit peut-il avoir un retard de langage sans être autiste ?

Oui, c’est possible. Le retard de langage et l’autisme peuvent se recouper, mais ce n’est pas la même chose.

Un tout-petit qui présente un retard de langage peut tout de même pointer du doigt pour montrer quelque chose d’intéressant, apporter des jouets pour les partager, imiter des gestes, apprécier les jeux d’échange, réagir à son prénom et utiliser des gestes pour communiquer.

Un tout-petit présentant des signes d’autisme peut aussi avoir un retard de langage, mais ses parents peuvent remarquer d’autres différences dans les interactions sociales, le traitement sensoriel, les comportements répétitifs, les routines ou le jeu.

Au lieu de se demander uniquement « Mon enfant parle-t-il ? », les parents peuvent se poser ces questions :

Mon enfant réagit-il à son prénom la plupart du temps ?
Pointe-t-il du doigt pour me montrer quelque chose d’intéressant, et pas seulement pour demander ?
Imite-t-il mes sons, mes gestes ou mes actions ?
M’apporte-t-il des jouets pour les partager avec moi ?
Regarde-t-il tour à tour un objet et moi ?
Utilise-t-il des gestes comme faire au revoir, hocher la tête, tendre les bras ou montrer ?
Est-il submergé par les sons, les textures, les lumières ou les transitions ?
Joue-t-il avec ses jouets de différentes façons, ou répète-t-il sans cesse la même action ?

Si plusieurs réponses vous préoccupent, il est peut-être temps d’en parler à un pédiatre ou de demander une évaluation précoce.

Différences sociales : réaction au prénom, contact visuel et attention conjointe

Certains signes précoces d’autisme ne concernent pas uniquement le langage. Ils ont trait à la façon dont un tout-petit noue des liens avec les autres.

Un enfant peut ne pas réagir systématiquement lorsqu’on l’appelle par son prénom. Il peut ne pas regarder dans la direction indiquée par un parent. Il peut ne pas apporter d’objets pour les montrer à un adulte. Il peut ne pas imiter les expressions du visage, faire au revoir de la main ou participer à des jeux sociaux simples comme le coucou.

Parmi les signes possibles d’autisme liés à la communication sociale, les CDC citent le fait de ne pas réagir à son prénom, d’éviter le contact visuel ou de ne pas le maintenir, d’utiliser peu de gestes et de ne pas partager ses centres d’intérêt avec les autres.

À la maison, les différences sociales peuvent se manifester ainsi :

  • Ne pas réagir à son prénom, même si son audition semble normale
  • Un contact visuel limité pendant les interactions
  • Ne pas pointer du doigt pour montrer des choses intéressantes
  • Ne pas apporter de jouets pour les partager
  • Ne pas regarder dans la direction indiquée par la personne qui s’occupe de lui
  • Peu de jeux avec des échanges réciproques
  • Moins d’imitation des gestes, des sons ou des expressions du visage
  • Préférence pour le jeu en solitaire
  • Difficulté à participer à des jeux sociaux simples

Cela ne signifie pas que l’enfant vous ignore volontairement. Cela peut vouloir dire que sa communication sociale se développe différemment.

Besoins sensoriels : sons, textures, nourriture, vêtements et transitions

Les besoins sensoriels sont un autre schéma courant que les parents remarquent tôt.

Certains tout-petits sont très sensibles aux sons, à la lumière, au toucher, aux odeurs, aux goûts ou aux mouvements. D’autres recherchent des stimulations sensorielles en sautant, en tournant sur eux-mêmes, en mâchouillant, en se jetant contre des coussins ou en observant attentivement des objets en mouvement.

Les CDC citent les réactions inhabituelles à la façon dont les choses sonnent, sentent, goûtent, paraissent ou sont au toucher parmi les caractéristiques associées à l’autisme.

Les signes sensoriels peuvent se manifester ainsi :

  • Se boucher les oreilles en entendant des sons du quotidien
  • Pleurer pendant une coupe de cheveux, le brossage des dents ou la coupe des ongles
  • Refuser les chaussettes, les étiquettes, les chaussures ou certains tissus
  • Réagir fortement à la texture ou à l’odeur des aliments
  • Éviter les jeux salissants, l’herbe, le sable ou la peinture au doigt
  • Observer des roues, des ventilateurs, des lumières ou des objets en mouvement qui tournent
  • Rechercher une forte pression, grimper, sauter ou se jeter contre des objets
  • Être submergé dans les magasins bondés ou les pièces bruyantes
  • Avoir du mal à retrouver son calme après une surcharge sensorielle

Chez certains tout-petits, ce qui ressemble à une crise de colère peut en réalité être une surcharge sensorielle. Un enfant peut ne pas avoir les mots pour dire : « C’est trop bruyant », « Ça fait mal », « Je n’aime pas cette texture » ou « J’ai besoin d’une pause ».

C’est pourquoi il faut considérer le comportement comme une forme de communication, surtout lorsque l’enfant parle peu.

Jeux répétitifs et routines bien ancrées

La répétition est normale chez les tout-petits. Beaucoup d’enfants aiment relire le même livre, chanter la même chanson ou refaire le même jeu encore et encore.

Mais les parents peuvent prêter attention au jeu lorsqu’il devient très rigide, répétitif ou difficile à interrompre.

Les tout-petits autistes peuvent aligner des voitures, faire tourner des roues, ouvrir et fermer des portes, trier des objets, répéter des mouvements ou se fâcher si l’ordre change. Ils peuvent se concentrer davantage sur les parties d’un jouet que sur le jouet dans son ensemble.

Les parents peuvent remarquer :

  • Aligner des jouets de façon répétée
  • Faire tourner les roues au lieu de jouer avec le jouet dans son ensemble
  • Ouvrir et fermer des portes ou des boîtes encore et encore
  • Répéter le même mouvement ou le même son
  • Se fâcher lorsque les jouets sont déplacés
  • Avoir besoin que les routines se déroulent toujours dans le même ordre
  • Être très perturbé par les transitions
  • S’intéresser intensément à un objet ou à une activité
  • Effectuer des mouvements répétitifs comme battre des mains, se balancer ou tourner sur soi-même

Ces comportements peuvent aider l’enfant à se calmer ou à réguler ses émotions. Le but n’est pas de lui faire honte. Il s’agit de voir s’ils s’accompagnent de retards de communication, de différences sociales ou de besoins sensoriels.

Les émotions fortes peuvent être une forme de communication

De nombreux tout-petits font des crises. Mais chez ceux qui présentent un retard de langage, une surcharge sensorielle ou des différences de communication liées à l’autisme, les émotions fortes peuvent survenir plus souvent, car l’enfant ne peut pas exprimer ses besoins.

Un tout-petit peut pleurer parce qu’il ne sait pas dire « aide-moi ».
Il peut crier parce qu’il ne sait pas dire « arrête ».
Il peut jeter un jouet parce qu’il ne sait pas demander « encore ».
Il peut s’effondrer lors d’une transition parce qu’il ne comprend pas ce qui va se passer ensuite.
Il peut se fâcher à table parce que l’odeur, la texture ou le bruit lui paraît insupportable.

Ces moments ne sont pas toujours de la « mauvaise conduite ». Parfois, c’est une façon de communiquer sans mots.

Lorsqu’un enfant ne dispose pas encore d’un langage oral fiable, ses parents peuvent l’aider grâce à un langage simple, des routines prévisibles, des repères visuels et des outils de communication.

Liste de vérification rapide pour les parents : signes à surveiller

Utilisez cette liste comme un outil d’observation bienveillant, et non comme un diagnostic.

Posez-vous les questions suivantes :

  • Mon tout-petit réagit-il à son prénom la plupart du temps ?
  • Pointe-t-il du doigt pour me montrer quelque chose d’intéressant ?
  • M’apporte-t-il des jouets ou des objets pour les partager, et pas seulement pour demander de l’aide ?
  • Utilise-t-il des gestes comme faire au revoir, hocher la tête, tendre les bras ou montrer ?
  • Imite-t-il des sons, des expressions ou des gestes simples ?
  • Utilise-t-il des mots, des signes ou des images pour demander de l’aide, en avoir encore, demander d’arrêter ou dire qu’il a fini ?
  • Réagit-il fortement aux sons, aux textures, aux lumières, à la nourriture, aux vêtements ou aux changements ?
  • Joue-t-il avec ses jouets de différentes façons ?
  • Se fâche-t-il beaucoup lors des transitions ou des changements de routine ?
  • Semble-t-il comprendre davantage qu’il ne peut exprimer ?

Si plusieurs de ces situations vous semblent familières, il peut être utile d’en parler à un professionnel. Vous n’avez pas besoin d’attendre que tous les signes soient présents.

Quand les parents devraient-ils demander un dépistage de l’autisme ?

Les parents devraient parler à un pédiatre s’ils remarquent un retard de langage, une perte de capacités, des gestes limités, une moindre réactivité sociale, des réactions sensorielles marquées, des comportements répétitifs ou toute autre préoccupation concernant le développement.

L’Académie américaine de pédiatrie recommande un dépistage spécifique de l’autisme à 18 et 24 mois, ainsi qu’une surveillance régulière du développement. Les CDC indiquent également que les enfants devraient faire l’objet d’un dépistage spécifique du trouble du spectre de l’autisme lors des visites médicales de suivi à 18 et 24 mois.

Les parents peuvent se renseigner sur :

  • Le dépistage du développement
  • Un examen auditif
  • Une évaluation orthophonique
  • Des services d’intervention précoce
  • Une évaluation de l’autisme, si elle est recommandée

Obtenir de l’aide tôt ne signifie pas que vous étiquetez votre enfant trop vite. Cela signifie que vous lui donnez davantage d’occasions de communiquer, de nouer des liens et de s’épanouir.

Comment les parents peuvent soutenir la communication à la maison

En attendant les rendez-vous ou les évaluations, les parents peuvent commencer à soutenir la communication au fil des routines quotidiennes.

Voici quelques stratégies utiles :

  • Utilisez des phrases courtes et claires
  • Mettez des mots sur ce que votre enfant veut ou ressent
  • Proposez des choix simples
  • Utilisez des gestes, des images ou des routines visuelles
  • Faites une pause et laissez à votre enfant le temps de répondre
  • Suivez les centres d’intérêt de votre enfant pendant le jeu
  • Montrez-lui des mots utiles comme « encore », « aide », « stop », « allons-y » et « c’est fini »
  • Évitez de lui mettre la pression pour qu’il « le dise »
  • Repérez les déclencheurs sensoriels et proposez des pauses

Pour les tout-petits non verbaux, utilisant très peu le langage oral ou frustrés par leur retard de langage, la CAA peut également faire partie du soutien précoce à la communication.

L’ASHA définit la CAA comme un domaine clinique qui complète ou compense les difficultés de production ou de compréhension du langage oral, au moyen d’outils tels que les gestes, les tableaux d’images et les appareils de communication générateurs de parole. Les recommandations de l’ASHA sur l’intervention précoce précisent également qu’il n’existe pas d’âge « trop jeune » pour la CAA et qu’elle peut être proposée lorsqu’un enfant éprouve des difficultés à développer la communication orale.

C’est pourquoi certaines familles commencent à chercher un appareil de communication CAA, en particulier lorsque leur tout-petit a des besoins quotidiens, mais ne dispose d’aucun moyen fiable pour les exprimer.

La place des outils de communication CAA

La CAA ne signifie pas qu’il faut renoncer au langage oral. Elle offre à l’enfant un autre moyen de communiquer pendant que son langage oral continue de se développer.

Certains enfants utilisent des cartes illustrées. D’autres se servent de tableaux de communication. Certains utilisent des boutons qui produisent des messages vocaux. D’autres encore utilisent des applications ou des tablettes. Certaines familles commencent par des outils simples à la maison, avant de passer à un système plus complexe avec l’accompagnement d’un professionnel.

Pour les tout-petits autistes, les appareils de CAA pour l’autisme ou les dispositifs de communication pour l’autisme peuvent rendre les échanges du quotidien plus concrets et prévisibles. Un enfant peut utiliser un appareil pour demander son jouet préféré, dire « non », demander de l’aide, exprimer un inconfort ou choisir entre plusieurs activités.

Pour les tout-petits qui présentent un retard de langage, les appareils de CAA pour le développement du langage peuvent aider à combler l’écart entre ce qu’un enfant comprend et ce qu’il peut dire. Un enfant ne sait peut-être pas dire « J’ai besoin d’aide », mais il peut appuyer sur un bouton, pointer ou sélectionner un symbole qui aide un parent à comprendre.

Pour les familles à la recherche d’un dispositif de communication pour les tout-petits non verbaux, le meilleur point de départ est généralement un outil simple, cohérent et facile à utiliser dans les routines quotidiennes.

Le premier objectif n’est pas de donner à un enfant tous les mots possibles. Il s’agit d’abord de lui faire vivre cette expérience essentielle :

Quand je communique, quelqu’un me comprend.

Une solution simple pour accompagner votre enfant à la maison : Joyreal AAC

De nombreux parents n’ont pas besoin d’un système de communication complexe dès le premier jour. Ils ont besoin d’un moyen pratique pour aider leur tout-petit à exprimer ses besoins quotidiens, par exemple « encore », « aide », « stop », « manger », « boire », « fini », « content », « triste » ou « pause ».

Joyreal AAC est conçu comme un outil simple pour faciliter la communication à la maison des enfants autistes, non verbaux, minimalement verbaux ou présentant un retard de langage.

Les parents peuvent l’utiliser pendant les repas, les moments de jeu, les transitions, le coucher ou lorsque l’enfant a besoin d’un moyen rapide et clair pour communiquer. Il peut être particulièrement utile aux familles qui souhaitent introduire des notions de base en communication avant que leur enfant soit prêt à utiliser un système de CAA sur tablette plus complexe.

Joyreal AAC ne remplace ni l’orthophonie, ni les services d’intervention précoce, ni une évaluation médicale. Il peut plutôt s’intégrer à un environnement familial favorable à la communication, où l’enfant dispose de plusieurs moyens pour se faire comprendre.

Ce que les parents doivent retenir

Les premiers signes de l’autisme chez les tout-petits peuvent varier d’un enfant à l’autre.

Certains enfants présentent un retard de langage.
D’autres ont des besoins sensoriels particuliers.
Certains ont des différences dans leurs interactions sociales.
D’autres encore ont des jeux répétitifs ou des routines très marquées.
Certains ressentent de fortes émotions parce qu’ils ont du mal à communiquer.

Un signe isolé ne définit pas votre enfant. Mais un ensemble de signes mérite votre attention.

Si votre tout-petit parle peu, ne réagit pas systématiquement aux signaux sociaux, a du mal à gérer les expériences sensorielles ou se frustre parce qu’il ne peut pas communiquer, faites confiance à votre instinct et demandez de l’aide.

Un accompagnement précoce ne consiste pas à presser votre enfant.
Il s’agit de l’accompagner là où il en est.

Et parfois, la première étape la plus importante consiste simplement à donner à votre enfant un moyen plus clair de dire :

« J’ai besoin d’aide. »
« J’en veux encore. »
« J’ai fini. »
« Je suis contrarié. »
« Je veux que tu me comprennes. »

FAQ

Un retard de langage est-il toujours un signe d’autisme ?

  • Non. Un retard de langage ne signifie pas toujours que l’enfant est autiste. Certains tout-petits commencent à parler tard ou présentent un retard de langage pour d’autres raisons. Toutefois, un retard de langage associé à des différences dans les interactions sociales, à des besoins sensoriels particuliers, à des comportements répétitifs ou à une perte d’acquis peut justifier un dépistage du développement.

Quels sont les premiers signes courants de l’autisme chez un enfant de 2 ans ?

  • Les signes courants peuvent inclure un vocabulaire oral limité, l’absence de réaction à son prénom, une tendance réduite à pointer ou à utiliser des gestes, un contact visuel moins fréquent, des jeux répétitifs, des routines très marquées, des sensibilités sensorielles et des difficultés lors des transitions.

Quels sont les premiers signes courants de l’autisme chez un enfant de 3 ans ?

  • Chez un enfant de 3 ans, les signes peuvent inclure des difficultés à échanger dans les deux sens, peu de jeux d’imagination, des difficultés à exprimer ses besoins, des comportements répétitifs, une surcharge sensorielle, une préférence pour jouer seul ou de la détresse lorsque les routines changent.

Un tout-petit peut-il présenter un retard de langage sans être autiste ?

  • Oui. Un tout-petit peut présenter un retard de langage sans être autiste. La différence dépend souvent de l’ensemble du tableau, notamment des gestes, de l’attention conjointe, de l’imitation, du jeu, des réactions sensorielles, des routines et de la communication sociale.

Ne pas réagir à son prénom est-il toujours un signe d’autisme ?

  • Non. Un enfant peut ne pas réagir à son prénom pour différentes raisons, notamment des problèmes d’audition ou des différences attentionnelles. Mais si cela arrive souvent et s’accompagne d’un retard de langage, de gestes peu fréquents ou de différences dans les interactions sociales, les parents devraient demander un dépistage.

Les difficultés sensorielles peuvent-elles être un signe précoce d’autisme ?

  • Oui. Certains tout-petits autistes réagissent de façon inhabituelle aux sons, aux textures, à la lumière, aux odeurs, aux goûts ou aux mouvements. Les signes sensoriels peuvent se traduire par de l’évitement, une surcharge ou une recherche de stimulations sensorielles.

Quand les parents devraient-ils envisager un dispositif de communication par CAA ?

  • Les parents peuvent envisager un dispositif de communication par CAA lorsque leur tout-petit a des besoins, des émotions ou des choix qu’il ne parvient pas à exprimer de manière fiable par la parole. La CAA peut être envisagée en complément de l’orthophonie, de l’intervention précoce et de l’accompagnement de professionnels.

Les appareils de CAA pour l’autisme sont-ils réservés aux enfants non verbaux ?

  • Non. Les appareils de CAA pour l’autisme peuvent aider les enfants non verbaux, minimalement verbaux ou parlants qui ont besoin d’aide pour communiquer leurs besoins, leurs émotions, leurs choix ou leur frustration. La CAA ne s’adresse pas uniquement aux enfants qui ne parlent pas du tout.

Résumé

Les premiers signes de l’autisme chez les tout-petits peuvent inclure un retard de langage, des besoins sensoriels particuliers, des différences dans les interactions sociales, des jeux répétitifs, des routines très marquées et de la frustration lorsque la communication ne fonctionne pas. Un retard de langage à lui seul ne signifie pas toujours que l’enfant est autiste, mais si plusieurs signes apparaissent ensemble, les parents devraient demander l’avis d’un professionnel. Un accompagnement précoce, l’orthophonie, des routines visuelles, des aménagements sensoriels et des outils de CAA peuvent aider les tout-petits à communiquer plus clairement et à se sentir mieux compris.

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